Instructeur bénévole africain enseignant la natation à des enfants dans une rivière

Ils ne font pas les manchettes. Ils ne gagnent pas de médailles. Ils ne sont pas sur les podiums. Mais sans eux, les médailles africaines de natation n’existeraient pas. Et surtout, des milliers d’enfants africains auraient grandi sans savoir nager, avec tous les risques que cela implique. Les instructeurs de natation bénévoles sont les héros discrets de l’aquatique africain.

Pourquoi des bénévoles ?

Dans beaucoup de pays africains, il n’existe pas de système de formation de maîtres-nageurs professionnel accessible et abordable. Les clubs de natation n’ont souvent pas les budgets pour payer des entraîneurs. Et dans les zones rurales, la question ne se pose même pas, puisque personne n’envisage que des cours de natation pourraient être payants.

C’est dans ce vide que les bénévoles s’installent. Des anciens nageurs qui veulent transmettre leur passion. Des étudiants en sport qui font leur stage dans une communauté isolée. Des parents qui ont compris, parfois après une tragédie, que leurs enfants et ceux du voisinage devaient apprendre à nager. Des gens ordinaires qui font quelque chose d’extraordinaire.

Un mouvement qui mérite d’être soutenu

Ces instructeurs bénévoles méritent mieux que le silence. Ils méritent de la formation, pour être encore meilleurs ; du matériel, pour que leurs cours soient encore plus efficaces. Ils méritent surtout de la reconnaissance, parce que ce qu’ils font sauve des vies.