Économie

Malgré des risques politiques, des risques de change et l’augmentation globale de la dette publique en Afrique, le leader mondial de l’assurance-crédit, Euler Hermes, estime, dans sa dernière analyse, que le continent dispose d’un potentiel économique très encourageant.

div id="advertising_inread">

Dans sa dernière analyse de l’économie africaine, publiée lundi 10 juillet, le leader mondial de l’assurance-crédit, Euler Hermes, commence par évaluer les risques qui peuvent accroître les difficulté de financement du continent.

 

« L’incertitude politique (…) reste la préoccupation principale », peut-on  lire dans le rapport, qui cite notamment le Gabon, le Ghana et le Nigeria. Euler Hermes évoque également le cas de l’Afrique du Sud, où « l’actualité politique récente ne révèle aucune volonté de mettre fin à cette stagnation de la croissance ; au contraire, la dette publique continue d’augmenter, à 53% du PIB en 2017 ». Selon l’assureur crédit, cette incertitude pénalise les performances économiques et les investissements directs étrangers.

Risque de change

La société d’assurance-crédit, détenue en majorité par le groupe Allianz, pointe également le risque de change dans les pays où le taux de change est – ou était – fixe, comme le Nigéria et l’Angola. « La crainte du flottement de la monnaie a (…) aggravé la crise de liquidités », estime le rapport.

Concernant le Nigéria, « les contrôles des capitaux mis en place afin de maintenir le rattachement à une monnaie forte ont largement affecté la croissance (-2% en 2016) », ajoute Euler Hermes.

L’assureur-crédit évoque également la dette externe de l’Afrique, qui a récemment augmenté à 32% du PIB, mais qui reste encore inférieur à son record de 2002, lorsqu’elle avait atteint 55% du PIB.

S’il écarte tout problème de solvabilité généralisé sur le continent, Euler Hermes s’inquiète de l’augmentation de la dette publique dans les pays à l’équilibre budgétaire fragile, comme l’Algérie, l’Angola, la Libye et le Nigeria, qui a parfois  « contraint à revoir à la baisse certaines dépenses budgétaires, pourtant essentielles pour la cohésion sociale et la poursuite du développement. »

Lire la suite. Source: « Le PIB de l’Afrique croîtra de +2,6 % en 2017 », estime Euler Hermes