
Kenya, Maroc, Éthiopie, Nigeria : une poignée de pays africains lance ses propres satellites et forme ses propres ingénieurs spatiaux.
Quand le Kenya a mis en orbite son premier satellite en 2018, beaucoup ont souri. En 2024, l’Afrique compte plus de 50 satellites nationaux en orbite, des agences spatiales actives dans plus de 10 pays, et une génération d’ingénieurs aérospatiaux formés sur le continent. L’Afrique a décollé.
L’Éthiopie, nouvelle puissance spatiale africaine
L’Agence spatiale éthiopienne (ESSa), fondée en 2016, a lancé en 2019 le satellite ETRSS-1. Objectif : surveillance météorologique, gestion des ressources en eau, et cartographie agricole pour nourrir 120 millions de personnes.
Le Maroc, hub africain de l’industrie spatiale
Le Centre Royal de Télédétection Spatiale (CRTS) du Maroc est devenu une référence continentale. Ses données satellites permettent de surveiller les forêts, prévenir les inondations et gérer l’agriculture dans une dizaine de pays africains partenaires.
Former les talents sur le sol africain
L’Université de Maurice, l’Université d’Addis-Abeba et l’École Africaine de Météorologie forment chaque année des centaines d’ingénieurs spatiaux. Plus besoin de partir à l’étranger pour travailler dans le secteur aérospatial : les opportunités sont désormais en Afrique.
